.PENICILLIN.


K : Aujourd’hui, nous avons un invité, Hakuei de Penicillin. Ravi de vous rencontrer. D’abord, voulez vous bien vous présenter.
H : Je joue dans un groupe appelé Penicillin et une unité du nom de Machine. Je travaille parfois comme artiste solo. Je suis Hakuei.
K : Aujourd’hui, nous voulons parler sur les gens, non pas au Japon mais à l’étranger. Êtes vous déjà aller à l’étranger ?
H : Je suis souvent allé aux USA. Je vais parfois pour des concerts mais c’est principalement pour faire des clips vidéo. Je vais surtout à Los Angeles et New York. A LA, j’ai fait un concert avec Machine une fois, dans les années 2000. Et en Corée, j’y ai également joué deux fois pour Penicillin, en 2000 et 2001, et une fois avec Machine. J’ai entendu que Penicillin était le premier groupe japonais qui ait vendu tout les billets de concert en Corée et qui a joué devant les Coréens.
K : En Corée, la musique japonaise était réglementée, n’est ce pas ?
H : Yeah, donc avant nous, des duos d’artistes venaient jouer en Corée, mais c’était une tournée et un dîné pour le fan club japonais. Penicillin a vendu tout ses billets et joué pour la première fois en Corée. FUJI TV est même venu faire un documentaire.
K : Wow ! Comment était ce ?
H : Nous avons joué deux jours à un club qui pouvait contenir 1500 à 2000 personnes.
K : Y avait il beaucoup de monde ?
H : C’était plein.
K : Vous devriez y retourner jouer ! Et sur les autres pays ?
H : Je suis allé à Berlin, en Allemagne faire un clip et après ça, je suis également allé à Londres, en Angleterre.
K : Seulement pour faire des clips ?
H : Parce que la tension entre les chefs de bureau à ce moment là, je n’ai rien à expliquer (rire), nous faisions des prises pour une chanson en Corée, alors nous sommes partis en Allemagne pour une chanson et directement nous volions pour Londres pour enregistrer une émission. Avons-nous fait des prises à Londres aussi ? Je ne m’en rappelle pas. Mais j’avais un concert à Londres lié à l’émission. Avant ça, quand nous avons joué l’opéra appelé « Rock Opera Hamlet », nous sommes allés à Londres pour voir la vraie pièce parce que c’était écrit par Shakespeare et pour faire la vidéo promotionnelle. J’ai joué aussi en Thailand avec Penicillin. Nous jouons dans beaucoup d’endroit, ça peut faire 7000 personnes.
K : 7000 ? Fabuleux, était ce complet ?
H : Oui, c’était comme un évènement mais la plupart du publiques était nos fans.
K : Est-ce tout pour votre expérience à l’étranger ?
H : Avant ça, je suis allé à Hawaii pour des prises d’un album photo et je suis allé à Guam pour quelques projets. Je suis allé en France cette année.
K : Vous êtes aussi allé à Dallas pour "PENICILLIN nano", l’année dernière, non ?
H : Oui, je suis allé là bas pour un concert.
K : Vous êtes allés à l’étranger pour diverses occasions ?
H : C’est vrai. Pour des concerts, je suis allé en Amérique par deux fois avec Machine et nano. En Corée, je jouais pour Machine et PENICILLIN. Egalement pour la Thailand. Et la France, ce n’était pas pour un concert, j’étais invité comme mannequin pour un évent, « JAPAN EXPO » par Laforet. C’était tout pour des apparitions publiques, les autres était pour des shooting.
K : Dans quel pays ou lieu vous a le plus impressionné ?
H : Peu importe quel pays, je sentais toujours ce publique qui faisait tout ce chemin pour nous voir. Pouvoir comprendre ce que nous voulons dire, et la seule différence, ce sont les visages et la langue. Une fois, j’ai participé à une dédicace où je serais la main, je suis sur que nous pouvons transmettre des sentiments à travers une communication étroite. Dans ce sens là, il n’y a pas de différence avec les fans Japonais. C’est des mots habituels, mais la musique n’a aucune frontière. Sincèrement, je sens que, surtout quand je fais un concert, que les choses artistiques comme la musique, les films, les photos et l’art peuvent sauter au dessus des frontières.
K : je comprends ça. A part ça, par exemple, quelle impression vous a laissé ces villes ou ces gens ?
H : En général, le Japon est un pays polis, comme les gens et l’atmosphère de la ville. Par exemple en Corée, j’estime qu’ils étaient plus semblables à l’Amérique qu’au Japon, bien que se soit un pays asiatique. Ils s’expriment de manière plus agressive. L’expression des japonais est si modeste. Mais les gens en Corée s'expriment tellement plus agressivement, naturellement, les personnes aux USA sont plus agressives. Je le sens comme ça. Je n’ai pas fait de concert en Allemagne, mais l’atmosphère des allemands est semblable à celle d’un japonais. Je restais près d’une rue d’affaire et j’ai vu un business man pendant la pause, ils sont comme les japonais, seulement ils sont plus grand et ont différent visage. Tout le monde porte un costard et une coupe de cheveux qui était comme les businessmen Japonais. C’était comme G.I.Joe en costard. Quand à leur vêtement et leur style de cheveux, il n’y avait pas de différence avec les hommes d’affaire de Shinbashi au Japon. J’ai senti ça aussi quand j’étais en contact avec des Allemands. Pas aux USA mais en Europe, la France était différente mais l’Allemagne était semblable.
K : On dit souvent que la société européenne est une société du groupe sanguin O. Il y a beaucoup plus de gens qui sont O. Au Japon, les A sont plus communs. Et seulement en Allemagne, les A sont plus communs.
H : Je ne sais pas ça. Mais quand je pense attentivement, même en terme d’exportation, comme l’industrie de voitures s’est développée dans les deux pays. C’était surprenant en fait. Et à côté, je suis allé à Londres. Là, tout le monde était très à la mode. Tout le monde s’habillait de façon excentrique. J’ai peur qu’elle soit due aux endroits que j’ai visités mais la nourriture était mauvaise. D’autre part, en Allemagne, les gens ne sont pas à la mode mais la nourriture est bonne. (oops, je suis désolé de dire qu’ils ne sont pas à la mode).
K : C’est un commentaire difficile à révéler. Mais parfois nous entendons ce genre de chose. Je suis désolé si quelqu’un se sent mal par rapport à ça.
H : Désolé. Dans un sens, je me sens plus proche de l’Allemagne. Et c’est confortable de rester aux USA, mais c’est encore plus confortable en France. Je suis allé plusieurs fois en Amérique, mais les USA sont les USA que nous imaginons. Tout le monde est ouvert et sympa. Mais en France, j’ai une image de ces personnes un peu plus comme des gens qui se la jouent et des célébrités, particulièrement à Paris. Tout le monde est riche et a une sorte de discrimination raciale pour les USA, surtout pour l’Asie et le Japon. Mais en fait, je suis allé là bas, et ils n’étaient pas comme ça. Au contraire, c’était un endroit confortable où rester.
K : Dans quel genre, est ce confortable ?
H : C’est juste un sentiment, mais tout est si cool. Même les signaux lumineux dans le paysage urbain sont très cool. J’entends ça des personnes locales qu’elles s'inquiètent vraiment des regards. S’ils sont très hauts comme au Japon, ça détruit la vue. Donc ils placent ça plus bas. Cependant, nous ne pouvons les voir. (rire) Nous ne pouvons pas dire si c’est la lumière rouge ou la lumière verte même si nous avançons (rire). Ils mettent en priorité le sens de la beauté pas de la fonction. Je remarque ça dans chaque aspect. Le métro est comme un dôme fait de brique et bien sur, c’est cool et même les bancs sont cool. Même pour un panneau publicitaire d’une compagnie, c’est posé sur un mur, ou je ne sais pas ce qu’il est écrit sur le mur mais de toute façon, c’est très sympa. Cela peut être un de leur personnage national. Les japonais sont consciencieux et commodes. Dans le même genre, les Français ont un grand sens de la beauté. Donc les artistes vont en France apprendre à peintre, cuisiner, etc. En cuisine, bien sur le goût est important mais l’aspect est aussi primordial. Une telle culture s’est profondément enracinée à leur histoire et les gens sont fières d’elle. C’est un caractère unique de leur pays. J’ai été beaucoup inspiré en tant qu’artiste parce que nous pouvons voir ces sens de beauté partout ailleurs.
K : Le Japon a aussi une histoire, mais notre culture a été détruite par la guerre.
H : Il n’y a pas de pays (comme la France) qui protège sa propre et unique culture après qu’elle ait été détruite et prend de nouvelles choses dans sa culture pour les mixer entre elles. Si nous continuons à la protéger, nous devons maintenir la coupe de cheveux de Chonmage encore maintenant (rire). Dans ce cas, je suis impressionné du poids et la qualité de la culture traditionnelle. Finalement, en tant que musicien, je dois chercher ce point et ils m'ont rappelé cela.
K : En Europe, le paysage urbain est étonnant. Il n’est pas trop de dire que le Japon, surtout Tokyo, a une histoire de seulement 60 ans après la deuxième guerre mondiale.
H : C’est vrai. Depuis que c’est devenu un pays vide due aux bombardements, une majorité de notre culture a été reniée et a été importé de culture d’autres pays, seulement depuis 60 ans.
K : Quand nous allons en Europe, nous remarquons surtout la différence de paysage, non ?
H : Je ne sais pas ce qui s’est passé il y a 500 ans, mais nous pouvons voir des parcs et des tours quand nous marchons. Et le long, de belles choses comme les sculptures ! C’est très délicat ! Nous voyons souvent l’Arc de Triomphe sur les photos ou à la télévision mais si nous voyons ça en premier, ce n’est pas si sensible et tout est fait par de célèbre sculpteur, et c’est soigneusement soigné. Très beau, cela est gardé de manière prudente. Ce n’est rien mais juste une pierre. Sans entretien, elle serait vite détériorée.
K : Bien sur, nous pouvons voir dans le paysage historique japonais si nous allons à Kyoto, il n’y a pas beaucoup de chose à Tokyo parce qu’elle a été détruite par le bombardement. Comme la France, avez-vous eu d’autres épisodes dans une belle ville ?
H : Pas en Allemagne, mais d’une certaine manière, les gens en Europe  ont une affectivité. C’est difficile à dire mais c’est semblable au Japon.
K : Sinon, j’ai entendu dire que le défilé de mode en France était un succès. Combien de personnes sont elles venues à cet événement ?
H : Environ 9000 personnes, c’était très grand.
K : 9000 ! Wow !
H : Le public était énorme, et j’ai eu une session de poignée de main et un talk show. C’était également génial.
K : Sur quoi avez-vous parlé ?
H : C’était un peu difficile. Je pense que les français sont intelligents parce qu’ils m’ont posé des questions difficiles à cet évent, mais l’interprète était mauvais. Nous avions une question du public et ils me demandaient un exemple, « quelle est la différence entre la mode au Japon et en Europe, comme en France, aux USA ? Et que pensez vous sur ça ? Et comment voulez vous vous exprimer ? Des questions très complexes. Mais dans ma tête, c’est l’image de la France (rire). Ce n’était pas une question idiote comme « Quel genre de femme vous aimez » (rire) Je pensait que c’était une caractéristique national. Mais je veux vraiment vivre en France. Nous pouvons penser que, de cette façon, si nous sommes entourés par de telles circonstances. Je pense qu'il est bon de stimuler une telle manière de la pensée parce que nous pensons rarement de cette façon. Ainsi, si j'ai le temps, je veux visiter la France souvent, et me rappeler beaucoup de rues en France.
K : Vous avez eu du temps libre ?
H : Oui, j’en ai eu. Ils y avaient beaucoup d’embouteillage parce qu’à Paris, tout est emballé dans une plus petite région que la ligne Yamanote de Tokyo, donc utiliser le métro était le moyen de transport le plus commode. J’ai également marché dans des endroits au lieu d’utiliser le métro.
K : Pouvez vous nous dire vos prochaines activités à l’étranger ?
H : Jusqu’ici, je n’ai jamais eu de mauvaise impression sur d’autres pays, et je pense que le rock est la meilleure musique pour communiquer sans frontières. Pourquoi ne pas jouer à l’étranger avec le rock. Ca doit être plus intéressant que de se limiter à travailler seulement au Japon. Si vous voulez poursuivre dans cette voie, vous pouvez faire ça avec de l’Enka au Japon.
K : Ca a du vous inspirer. Vous disiez qu’il n’y avait pas de différence entre les fans quand vous avez fait la session de poignée de main, la réaction du publique n’était pas différente d’un pays à l’autre ?
H : C’est peut être à cause qu’il y a beaucoup de fans masculin, ils étaient ceux qui faisaient des histoires, genre « nous sommes ceux qui vont mettre leur feu à ton show ! ». En fait, je me suis amusé avec les fans. Bien sur au Japon aussi, nous avons ce genre de situation mais, fondamentalement, première nous mettons le feu et alors le publique réagit davantage que nous le prévoyons et nous remettons le feu. C’est un effet multiplicateur. Aux USA, c’est come « come on » (rire) « Come ! Come ! Come ! » Le publique nous électrise.
K : n’est pas intéressant pour les interprètes ?
H : Yeah. Tout mène à « Wow » !